Mon travail de fin d’études
Dans un contexte marqué par le vieillissement démographique et la fragmentation des
âges de la vie, les relations intergénérationnelles restent souvent prisonnières de
stéréotypes tenaces.
C’est à partir de ce constat, mais aussi de mon propre cheminement de terrain, que ce travail de fin d’études propose d’explorer le pouvoir du récit comme levier de transformation des regards portés sur l’âge.
Mené à partir d’une expérience au sein de l’asbl Ag’Y Sont, ce TFE s’appuie sur une démarche à la fois analytique et de terrain, mêlant apports théoriques, entretiens et observations de pratiques intergénérationnelles. Il questionne le rôle de la médiation culturelle dans la déconstruction de l’âgisme, à travers deux dispositifs narratifs complémentaires : le podcast, qui donne voix à des expériences singulières, et le kamishibaï, forme de récit en présence favorisant une rencontre sensible, parfois même sensorielle.
Ce travail met également en lumière les tensions entre transformations politiques de long terme, immédiateté des récits sur les réseaux sociaux et actions culturelles de proximité grâce à l’utilisation de passages pertinents d’interviews récentes. Il se base aussi sur des sources fiables et pertinentes.
Il défend l’idée que la médiation intergénérationnelle, lorsqu’elle est pensée comme un métier à part entière, peut agir comme un espace intermédiaire entre changement structurel et action individuelle. En combinant dispositifs narratifs, écoute attentive et accompagnement professionnel, la médiatrice culturelle contribue à faire émerger une alchimie des générations, où chaque âge devient une ressource plutôt qu’une frontière.
Ce TFE se présente ainsi comme un roadtrip réflexif, à la croisée du personnel et du collectif, invitant à repenser le vivre-ensemble autrement.